Court Métrage : Love & Deaf

« Love and Deaf ». Ce court raconte l'histoire d'un jeune homme largué par son petit copain qui lui reproche d'être trop bavard au lit...

Et oui, heureusement chaque pot a son couvercle ! ;-)

P.S. Deaf = Sourd =P !

Love and Deaf

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 12:56

Texte TRÈS touchant de Para_San; Un peu long, mais qui vaut tellement le coup d'être lu !!

Aimer... Gars, fille... L'important, n'est-ce pas l'âme ? C'est si difficile aujourd'hui de trouver l'amour, avec tous ces gens imbus de pouvoir, de destruction, de guerre et j'en passe... Que des gens puissent encore trouver un aussi fort sentiment relève du miracle. Qu'importe qu'ils soient envers homme ou femme, ces sentiments existent ! N'est-ce pas déjà un miracle ?

L'année dernière, j'
avais fais une expression orale sur l'homophobie. Tous les gens de ma classe avaient prit ça pour un coming out. Ce n'est qu'un an plus tard que j'ai commencé à me poser des questions. Je ne sais pas si je suis totalement lesbienne ou bisexuelle, mais pour le moment, je sais que j'aime une fille. Quand bien même que tout le monde me jugerait, me pointerait du doigt... Ça ne vaudrait jamais en mal ce qu'elle me fait en bien (et nous ne sommes même pas ensemble car elle ignore mes sentiments).

Suis-je an
ormale ? Est-ce que je mérite d'être rabaissée, tabassée, brûlée telle une sorcière sur un bûcher ? Est-ce que je suis une enfant du diable ? Dieu n'a t'il pas dit d'aimer ? Il n'a jamais spécifier qui aimer... Suis-je maudite ? Une paria ? Mériterais-je d'être lapidée sur la grande place, seulement parce que j'ai "oser" aimer ? Suis-je un monstre ? Un rebus de la société ? Souvent dans ma jeune vie, j'ai entendu des gens se moquer des homosexuels. Gays. Tapette. Pédale. Tante. Tarlouze. Pédophile. J'en passe, et beaucoup. Toujours, j'ai pris la défense de ces gens trop souvent humilié. Grimpé dans les rideaux en entendant des propos injurieux. Combattu pour défendre ce que trop jugeaient « immoral ». Et maintenant que je comprends ce qui, inconsciemment, me poussait à prendre la défense de cette minorité, maintenant que je comprend que je fais parti des leurs... Je ne regrette pas les combats livrés. Et je suis prête a recommencer. Aussi longtemps qu'il le faudra pour défendre ceux qui sont rabaissés.

Savez-vo
us comment tout cela a commencer ? Cette haine, ce dégoût envers ceux qui ont préféré chercher réconfort dans des bras semblable aux leurs ?

Il y a des homosexuels depuis le tout début. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Car cela n'est pas anormal. Regardez chez les Grecs. Les maîtres enseignaient tout à leurs élèves. TOUT. Aujourd'hui, on appelle cela de la pédophilie. Mais à ce moment, c'était normal. Si on acceptait ces pratiques, était-on dégoûtés de voir deux hommes ensemble ? Non.

Ce qui
a changer les mentalités ? L'Église. Encore et toujours elle. Elle voyait cela comme une menace. Deux hommes ou deux femmes ne pouvaient pas avoir d'enfants. Si trop de gens étaient homosexuels, cela ferait une baisse des naissances, donc moins de fidèles. On a alors parlé de maladie mentale. De folie. D'hérésie.

Et l'Églis
e, qui se mêlait déjà de bien des choses, l'Église qui prenait parti pour un politicien et encourageait le peuple à voté, l'Église qui rencontrait les ménages sans enfants en leur demandant s'ils empêchait la famille, l'Église qui se remplissait les poches alors que les familles nombreuses mourraient de faim, cette même Église a voulu décider QUI les gens devaient aimer. Divisant les gens en deux classes. Obligeant de regarder de l'autre côté. Convainquant la population que ceux qui auraient des pensées pour une personne du même sexe brûlerait en enfer.

Aujourd'hui, nous, Québ
écois fiers de notre province, fiers de notre patrie, qui nous vantons d'être ouverts d'esprits et d'avoir échappé au contrôle de l'Église... Voilà que nombre de ces mêmes Québécois, aujourd'hui, restent prit avec cette vieille mentalité. Rejetant ceux qui aime d'un amour jugé interdit.

J
usqu'en 1972, l'homosexualité a été considéré comme une maladie mentale. Nombres d'expériences ont été faites. On attachait des femmes dans des salles de projections. On leur montrait des images, et dès qu'une image de femme apparaissait, hop ! Un petit choc électrique. Pour que le cerveau comprenne que c'était MAL. On croyait pouvoir les guérir. Lorsque ces femmes ressortaient de l'hôpital, elles faisaient attention à ne pas être vues caressées par des mains manucurées et vernies de rose.

Certains dise
nt que ce n'est pas normal d'aimer quelqu'un du même sexe. Mais l'amour est un sentiment humain. Peut-on en dire autant de ceux qui ont électrifier ces femmes au noms de la science, comme d'autres électrifie leur chien pour qu'il ne quitte pas le terrain, grâce à un collier ?

On ne g
uérit pas de l'homosexualité. Car ce n'est pas une maladie. On peut la nier, la cacher. On peut mourir ! Combien en ont fini avec leur vie car ils ne l'acceptaient pas ? Combien ? On peut se faire souffrance en se mariant, en ayant des enfants avec quelqu'un de l'autre sexe. Sans pouvoir échapper à la vision d'un sourire communiqué par une bouche que l'on osera jamais embrassée de peur d'affronter la vérité.

Quelle vérité ? Celle d'être différent ? Sur quoi se base t'on pour désigner ce qui est différent ? Quelle est la norme ? A t'elle déjà été clairement définie ? Il n'y a pas de norme à la normalité. On arrive pas à la cerner et on juge d'après nos croyances, nos valeurs.

Parmi l'un de
s noms que j'entends le plus souvent, c'est pédophile. Il y en a qui devraient relire le dictionnaire, un peu. Un pédophile est une personne qui ressent une attirance sexuelle pour les enfants. (Le Robert, édition 2002, p. 123 Les homosexuels étant des personnes qui éprouvent une attirance sexuelle plus ou moins exclusive pour les individus de son propre sexe. (Le Robert, édition 2002, p.846). Où est-il indiqué que les personnes de même sexe sont des enfants ?

Les pédophiles sont des violeurs, des imbus de pouvoir, sans plus. Un enfant ne peut accepter de subir un tel traitement. Il n'est pas consentant. Il est victime. Or, dans une relation homosexuelle, il s'agit d'un sentiment et d'un désir consentant et partagé. C'est rechercher une tendresse et une affection que les enfants ne peuvent fournir. Il ne s'agit pas seulement de sexe. Pas pour ceux qui ont accepté leur condition. Il s'agit d'un sentiment amoureux réel, avec tout ce que cela implique; partager la vie, les bonheurs et les chagrins de l'être aimé, l'aider, lui ouvrir les bras lorsqu'il ou elle ne va pas bien, partager des moments de tendresses, des moments intimes, échanger un sourire, s'endormir dans les bras de son amour et le ou la voir le matin en s'éveillant, faire des rêve d'avenir, acheter une maison, se marier, avoirs des enfants... (des actions que vous, hétéros, ou vous, homo, faites ou rêver tous deux, n'est ce pas ?) Seulement, pour la communauté homosexuelle, quelques-un de ces rêves ne peuvent être des regrets. Dans combien de pays interdit-on encore le mariage gay ? L'interdiction au couple du même sexe d'adopter ?

Une
étude démontre que, chez les enfants élevés par des couples gays ou lesbiennes, 5 à 6 % des parents croient que leur enfant sera homosexuel.

Du au fait que leurs
parents le sont ? Pas si l'on compte que 5 à 6 % des couples hétéros pensent aussi que leur enfant sera gay.

Les chif
fres sont les mêmes. Pourquoi alors leur interdire ce bonheur, celui de tenter l'aventure de la parentalité ?

Certains croient que l'hom
osexualité s'attrape. Et puis quoi encore ? On peut attraper une grippe. On peut attraper bien des maladies. Mais on ne peut pas attraper l'homosexualité. Ce n'est pas contagieux. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas une maladie.

C
'est aimer quelqu'un assez fort, comme il est, complètement, entièrement, dans son corps et dans son âme, pour oublier totalement qu'il a les même attributs.

On dit que tous les goûts
sont dans la nature. Qu'il est du droit de chacun d'avoir ses préférences. On ne juge pas un homme parce qu'il préfère les blondes aux brunes. On ne juge pas une femme de préféré les musiciens aux sportifs.

Alors pourquoi juge
t'on un homme d'aimer un torse sans exubérances et une femme d'aimer un entrejambe sans appareillage ?

Je ne sais pas si je suis lesbienn
e ou bisexuelle. Pour le moment, je sais que j'aime une fille, tellement que parfois ça fait mal. Je l'aime, et les raisons qui me poussent à ne pas lui en parler ne sont absolument pas un rejet de ma condition. Je suis ce que je suis. Que ça plaise aux autres ou pas.

Parce
que je sais que l'homosexualité n'est pas une maladie.

C'est simplement aimer un esprit au
delà d'un corps.

Ce n'est pas être cinglé.
C'est aimer.

Pointez-moi du doigt. Riez. Taba
ssez-moi. Brûlez-moi. Jetez-moi des pierres. Ridiculisez-moi. Tuez-moi si vous voulez !

En
suite, vous retournerez près de votre amoureuse, de votre mec, et vous l'embrasserez. Vous l'aimerez. De tout votre c½ur, de tout votre corps, de toute votre âme.

C'est seulement ce
que moi et les miens tentont de faire.

Aimer
.

± Para_San ±
Texte TRÈS touchant de Para_San; Un peu long, mais qui vaut tellement le coup d'être lu !!

# Posté le dimanche 03 février 2008 16:14

Court métrage de sensibilation : Du même sang

Voici un court métrage français. Réalisé par Arnault Labaronne, « Du Même Sang » traite de la violence homophobe... Un court qui ne devrait pas manquer de vous faire réagir...
Attention, certaines scènes du film sont assez violentes.

À voir ci-dessous.

# Posté le samedi 09 février 2008 20:07

Dans quel groupe vous êtes ?

Deux profils, quatre scénarios
Deux profils : les précoces et les tardifs
Chez les jeunes que nous avons rencontrés, deux profils se dessinent : les précoces et les tardifs. Les précoces sont ceux que l'entourage a identifiés en tant qu'homosexuels relativement tôt, c'est-à-dire entre l'âge de 6 à 14 ans. Pour identifier une orientation homosexuelle chez un jeune, son entourage s'appuierait sur des stéréotypes physiques et psychologiques, tels que le fait d'être moins habile dans les sports ou d'avoir des attitudes que l'on associe au féminin. [...]
Les précoces ne savent pas comment précisément ils ont commencé à se faire identifier comme homosexuels. Il semble néanmoins que l'école primaire soit un lieu où peut très tôt pointer l'intolérance face à cette différence et par conséquent la prise de conscience de cette dernière. [...]
Les tardifs, quant à eux, sont ceux que leur milieu a identifié en tant qu'hétérosexuels et en conformité de genre (un garçon masculin), mais qui se révéleront pourtant homosexuels, généralement à la surprise de leur entourage, vers la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Pour les tardifs, il y a une « sortie » ou révélation publique à faire, en quelque sorte, car leur homosexualité est demeurée cachée aux yeux de leurs proches et de leurs pairs. Cette sortie est cependant longuement précédée puis accompagnée de la peur du rejet. [...]


Quatre scénarios
Les précoces et les tardifs développent différentes stratégies de survie que nous avons appelées des scénarios adaptatifs au rejet. Comme nous le verrons, hélas, faute de pouvoir évoluer vers un dénouement positif, la plupart de ces scénarios ont conduit nos répondants à une impasse. Il s'agit des scénarios du parfait garçon, du fif de service, du caméléon et du rebelle. Nous allons maintenant tracer un portrait de chacun.

Le parfait garçon
Le parfait garçon veut répondre aux attentes sociales, qu'il voit comme une injonction. Il veut être aimé. Or, décevoir d'emblée son entourage en se révélant homosexuel ne lui apparaît pas comme la meilleur façon d'être aimé. C'est le garçon qui se veut parfait à tous les égards. La plupart du temps, c'est un tardif, donc insoupçonnable, jusqu'à preuve du contraire, d'avoir des attirances homosexuelles (quitte à passer pour asexué). [...]

Le fif de service
Celui que nous appelons le fif de service est toujours un précoce, puisque identifié très tôt comme garçon homosexuel par son entourage. À la maison, dans les lieux publics, à l'école, il est la cible de moqueries, de harcèlement, de violences psychologiques ou physiques. Devant l'inaction des adultes qui l'entourent face à ce qu'il endure, il se sent impuissant face à sa situation et finit parfois par considérer son sort comme une fatalité. [...]

Le caméléon
Le caméléon se perçoit tantôt comme un simulateur, tantôt comme un imposteur. Il joue à être ou à se montrer hétérosexuel en dépit de ses fortes attirances homosexuelles. C'est toujours un tardif, c'est-à-dire un jeune dont les attitudes et comportements précédents ne laissent en rien présager une orientation homosexuelle. Le caméléon peut donc jouer une rôle sans trop être inquiété, du moins dans un premier temps, avant que la pression à la conformité et au mensonge étant devenue trop forte, il finisse par ne plus vouloir jouer cette comédie qui l'étouffe. [...]

Le rebelle
Nous n'avons identifié que très peu de cas de cette catégorie, car le rebelle est celui qui, refusant l'homophobie, développe une résistance qui le protégera en quelque sorte de la dépression ou des idées suicidaires. [...]

[ Ce texte a été tiré du site www.gaiecoute.org Si vous voulez en savoir plus.. Cliquez ! ]

Maintenant, je voudrais savoir, si vous êtes homosexuels/lesbiennes, dans quel groupe vous croyez que vous êtes?
Pourquoi?

Personnellement, moi je suis dans le « parfait garçon », je veut plaire à tout le monde et je personne ne se doute que je suis gay, ce qui me tanne parfois car j'aimerais beaucoup que le monde le sache du premier coup d'½il pour pas que le sujet revienne sur ça... C'est pas que je n'aime pas être homosexuel, mais seulement que c'est malaisant avec certaine personne d'en discuter ouvertement.
Dans quel groupe vous êtes ?

# Posté le dimanche 09 mars 2008 19:13

Modifié le lundi 12 janvier 2009 21:09

! ... Questions et Réponses ... !

! ... Questions et Réponses ... !
Bon, tout à l'heure je suis aller visiter plusieurs sites, et je suis tomber sur un sites * pour adultes mais non pornographique* qui dicutait de leurs problèmes... Donc il doit surment y avoir un volet homosexuel, me suis-je dit, Ce qu'il y avait!

Une fois avec lu prsque toute les questions et réponses, je voulais montrer à certaines personnes que du monde de 30-40 ans souffre encore des insultes et des reproches qu'ils ont eu durant leurs adolescences! Imaginez comment ils doivent vire chaque jours!?


Q: Sous votre carapace, vous sentez- vous bien dans votre peau ???

R1: Hé bé pas terrible effectivement...
Bon après il y a des jours avec et des jours sans.Et lorsque c'est un jour sans,il est vrai que je peux être très désagréable et même pleuré comme une madeleine pour un rien.J'admets ,pas forcément facilement,que j'essaye de cacher ma timidité,ma sensibilité ,assez développée,sous mon humour,mon,presque,hyper activité et tout ca....


R2: bien sûr que non!! d'ailleurs ma carapace n'est pas assez solide malheureusement.. au fond de moi je suis quelqu'un de très fragile..de très blessé..qui a peur..et ne s'aime pas assez..mais montrer cette facette de ma personne ne m'interesse pas..je la garde au chaud, je la protège..

Q: Faites-vous partie des 40% d'homosexuels à avoir été victimes d'homophobie au travail?

R1: oui, quand je bossais dans l'horlogerie... mon patron s'amusait à me mettre la main aux fesse, parce qu'il savait que j'étais gay... Il a aussi essayé de me battre et de m'agrsser mais quelqu'un est arriver pour lui en empêcher... heureusement..

R2: Oui j'ai été victime de harcèlement homophobe par mes élèves, et le personnel et la direction, au lieu de me soutenir, soutenaient les élèves. J'ai démissionné et ma démission a été reconnue comme justifiée par le Job Center. J'étais assistant dans un lycée pour garçons en Angleterre.
Insultes quotidiennes sur et en dehors de mon lieu de travail, et une agression physique sans compter les menaces et les comportements insolents (se placer à un centimètre de moi, etc).


Et j'en passe... Je veux juste vous rendre compte que lorsque quelqu'un est victime d'harcèlement ou de violence (verbale, psycologique ou physique), la personne va rester marquer à vie! Cette personne peut même aller plus moin et s'enlever la vie[ vous en voyez les preuves, avec l'article de Jérémi et de nombreux autres histoires que je n'ai pas su retourver pour les mettres sur mon Blog]

S'il vous plaît,

ARRÊTEZ L'HOMOPHOBIE !!!

# Posté le dimanche 09 mars 2008 20:05